L’appel de la vie – Comment faire face à l’extinction des espèces vivantes (Partie 3)

Nous faisons face à une crise bien plus importante que n’importe quelle autre : l’effondrement de la biodiversité ! Le film L’appel de la vie, expose les différents facteurs de cette extinction du vivant à travers plusieurs interviews de biologistes et d’écologistes. Il permet de comprendre pourquoi nous parlons de 6ème extinction de masse des espèces (partie 1), ainsi que les mécanismes qui font que l’humain industriel détruit la planète dont il fait partie (partie 2), et en quoi la réponse à cet appel de la vie est une nécessité pour l’humanité et le monde vivant (partie 3).

 

Lappel de la vie – Partie 3 : L’heure d’agir

 

L’urgence de la situation

La question de l’extinction de masse des espèces vivantes est différente des autres problèmes environnementaux. Nous pourrions plus ou moins nettoyer la pollution, replanter des forêts, repousser le désert [tout cela pourrait être réalisée en développant la permaculture]mais lorsqu’une espèce disparaît, c’est définitif ! C‘est un sujet que nous devons prendre à bras le corps dès maintenant.

Vu le nombre que nous sommes, le seul moyen de pouvoir vivre décemment, c’est de sortir de cette compétition individualiste de celui qui consommera le plus. Si nous n’en sortons pas, et que les sociétés moins « développés » suivent l’exemple de consommation de nos sociétés occidentales [c’est ce que cherche à faire l’occident en « développant » les pays pauvres pour qu’ils deviennent les consommateurs de demain, pour aller plus loin, lire cet article], alors la consommation nous tuera, et cela peu importe que l’on ait stabilisé la population ou non. Nous avons déjà dépassé la capacité de charge de la planète à long terme avec nos modes de vie et nos technologies actuelles.

Des milliards de personnes pourraient mourir à cause de l’effondrement de la biodiversité, en raison des services écosystémiques qui disparaîtraient. Nous avons besoin de la biodiversité, nous en faisons partie, et lorsque des espèces et des organismes disparaissent, nous scions la branche sur laquelle nous sommes assis [il est également, et surtout, moralement inacceptable que des espèces disparaissent définitivement par notre faute]. La vie ne devrait pas complètement disparaître, quoi que nous fassions, mais la question est de savoir si l’humanité fera encore partie de ce monde, et si nous y resterons de manière pérenne ou non.

 

L’Homme fait partie de la biodiversité, du vivant, de la Terre, il est temps de s’en rappeler

L’extinction de la biodiversité, la perte de la connexion avec la Terre et le sol, avec l’ensemble des plantes et des animaux ou tous les autres êtres vivants de la planète fait émerger du chagrin en nous. Nous ressentons ce qui arrive à la Terre, la contamination de l’environnement par les produits toxiques, le chaos climatique, l’extinction de masse des espèces, mais aussi l’ampleur de la famine, de la violence, de notre addiction à la guerre. Cela provoque en nous de la douleur et de l’angoisse car l’animal humain que nous sommes n’a pas les outils adaptés pour faire face à cela.

Ce n’est pas tant l’extinction d’une espèce qui nous touche, mais le sentiment d’une grande mort qui est en train de se produire. Et cela n’est pas le fruit de la folie, mais de nos inter-connectivités avec le vivant et le monde naturel, de notre empathie profonde envers eux, de nos appartenances mutuellesL’individualisme et le matérialisme de notre société ne sont finalement que des phénomènes très récent dans l’histoire du vivant et de l’Homme. Ces comportements « hors sol » ce sont développés très rapidement, et semblent bien ancrés en chacun de nous.

Mais ce n’est pas une fatalité !

 

Répondre à lappel

Empêcher les extinctions des espèces est à la fois un défi pour l’humanité, mais aussi une nécessité. Nous pouvons y faire face si nous apprenons à vivre avec la planète que nous avons. Cela se passera au niveau local, nous devons assister au renouveau des cultures locales, spécifiques et dépendantes de leur environnement et des ressources humaines et écologiques dont elles disposent. Il ne s’agit pas de remplacer la culture dominante actuelle par une autre mais que 10 000 cultures la remplacent, chacune émergeant de son propre territoire, et que les décisions quotidiennes de ces cultures prennent en compte l’environnement sur lequel elles vivent.

Les réponses à nos problèmes nécessitent de changer notre esprit, apprendre à avoir moins pour être plus, de changer nos mentalités, d’éveiller nos consciences et de développer une sensibilité envers l’ensemble de la communauté du vivant. Il s’agit de mener un combat pour nous sauver le vivant, nous, et ce que nous aimons.

Nos générations doivent prendre des décisions qui vont influencer fortement les prochaines générations, c’est à nous de la faire, nous ne pouvons pas le déléguer à nos enfants ou à nos petits-enfants car cela dépend de nous. Si nous le voulons vraiment, nous pouvons sauver des millions d’espèces, et pas seulement des baleines ou des pandas. Notre génération est peut-être une génération privilégiée, car qu’y a-t-il de plus pertinent, de plus sensé, ou de plus important que de devoir préserver la vie sur Terre ? Que de choisir de se battre pour que la vie continue, pour qu’il puisse y avoir un futur… ?

 

Conclusion : le temps de l’action a sonné

Si des extra-terrestres débarquaient sur Terre, pillaient nos océans, modifiaient nos structures génétiques, modifiaient le climat, nous empoisonnaient, nous rendaient prisonniers, nous nous défendrions ! Alors c’est surement le moment de se défendre !

l’heure où la biodiversité s’effondre, où le climat s’emballe, où les ressources se raréfient, ou les inégalités s’accroissent, où nos libertés diminuent, nous devons réagir avant qu’il ne soit trop tard [voir lappel des 15000 scientifiques]. Nous devons refuser les fausses solutions capitalistes. Nous devons refuser la destruction des milieux naturels (l’exemple des ZAD), nous devons stopper cette société industrielle qui épuise la planète. Nous devons mettre en place une humanité soutenable… [L’humanité survivra-t-elle à l’agriculture (et à la technologie?) – Et Pourquoi la permaculture ?]

 

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