L’ère pré-industrielle, le tournant climatique

Selon le 5ème rapport du GIEC la température globale à la surface de la Terre a augmenté d’environ 0.85°C entre 1850 et aujourd’hui. Les détails des changements climatiques sont expliqués sur la page Le climat se dérègle (les conclusions du GIEC).

La cause de ce réchauffement soudain est le changement brutal de la composition de l’atmosphère.

 

 

Le climat a toujours varié

Historiquement, le climat de la Terre a toujours varié, et cela pour plusieurs raisons :

  • L’énergie qu’envoie le soleil sur la Terre varie.
  • L’orbite de la Terre autour du soleil oscille et l’inclinaison de son axe varie, ce qui peut changer la quantité d’énergie que la Terre reçoit du soleil (d’ailleurs « climat » vient du mot grec « klima » qui signifie « inclinaison d’un point de la Terre par rapport au Soleil »).
  • La modification de la composition de l’atmosphère fait varier le climat, l’apparition de la vie sur Terre ou encore l’activité volcanique peut faire varier la teneur de CO2 dans l’atmosphère.

Ces phénomènes naturels font évoluer la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Notamment, l’évolution de l’énergie solaire émise sur la Terre a entraîné des périodes glaciaires ou interglaciaires pendant lesquelles les océans absorbent respectivement plus ou moins de CO2.

Pendant plusieurs centaines de milliers d’années, la concentration de CO2 dans l’atmosphère pouvait osciller entre 180 et 290 ppm (partie par million ; nombre de molécules de gaz dans un million de molécules d’air). [Attention, on ne parle que de CO2, la concentration totale de gaz à effet de serre est supérieure]

Ces évolutions sont présentées dans le graphique ci-dessous.

temperatures-co2-800000.jpg

Un changement BRUTAL à partir de l’ère pré-industrielle

Or, cette concentration de CO2 dans l’atmosphère, qui était d’environ 280 ppm à l’aube de l’ère industrielle (vers 1750), a explosé et est passée à 400 ppm en 2013, un niveau pourtant jamais atteint depuis 1 million d’années, encore moins de manière aussi soudaine.

Il faut noter que d’autres gaz à effet de serre (GES) comme le méthane (CH4) et l’oxyde nitreux (NO2) connaissent globalement la même trajectoire que le CO2 depuis l’ère pré-industrielle (voir le graphique ci-dessous) et ont également un impact sur le réchauffement climatique.

courbe-carbone.png

L’augmentation de ces concentrations de gaz à l’origine du réchauffement

Le phénomène d’effet de serre tient son nom de sa similitude avec les serres, dont les vitres laissent passer les rayons lumineux visibles du soleil, mais pas les infrarouges émis lors du réchauffement de l’intérieur de la serre (le phénomène est décrit plus en détail ici).

Dans le cas de la Terre, l’atmosphère laisse passer la lumière visible en provenance du soleil, mais pas la lumière infrarouge émise par le sol chaud de la Terre, qui est absorbée par les gaz à effet de serre. Il en résulte que l’augmentation de la concentration de ces gaz à effet de serre entraîne un réchauffement de la surface de la Terre.

Le graphique ci-dessous montre l’écart entre, la température moyenne de la planète pour chaque année, et la température moyenne de la période climatique de référence (1951 – 1980) : avant 1940 chaque année est plus froide que la moyenne, après 1980 chaque année est plus chaude que la moyenne !

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L’activité humaine à l’origine de cette augmentation des GES

L’augmentation de cette concentration de gaz à effet de serre est due à plusieurs phénomènes :

  • l’augmentation de la consommation de combustible fossile (pétrole, gaz naturel, charbon).
  • le fait de brûler des grandes surfaces de forêts (Amazonie notamment) pour les remplacer par des champs agricoles ou encore pour élever du bétail.
  • Les organismes vivants qui émettent du CO2 en respirant et le bétail qui rejette du méthane.

Environ 40 milliards de tonnes de CO2 sont émises chaque année dans l’atmosphère, réparties de la façon suivante (voir aussi le graphique ci-dessous) :

  • 80% pour l’utilisation de combustibles fossiles (6 Mds de tonnes pour le gaz, 12 pour le pétrole et 14 pour le charbon).
  • déforestation (environ 20%).
  • fabrication du ciment.

GES_graph13.png

Parmi ces 40 milliards de tonnes émises dans l’atmosphère, la moitié est absorbée par les océans et la végétation, l’autre moitié s’accumule dans l’atmosphère pendant des années et accélère le réchauffement climatique.

 

 

SOURCES

  • Livre : « Climat : y voir clair pour agir » – Sebastien Balibar
  • Site de Mr Jancovici : https://jancovici.com/
  • 5ème Rapport du GIEC

 

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